L'aérodrome d'Annemasse refuse un village NoG7
L’aérodrome d’Annemasse pourrait être le terrain de jeu des manifestants NoG7 France comme en 2003. La plate-forme alerte sur des risques sécuritaires majeurs avec 100 000 litres de fuel en cuve et des avions d’affaires valant plusieurs millions dans les hangars. Les discussions sont toujours en cours au sein des autorités françaises, le dernier mot reviendra à la préfecture et donc à l’Etat.
Le gérant de l’aérodrome d’Annemasse est en colère contre la préfecture de Haute-Savoie. Parmi d’autres pistes, elle envisage d’implanter un village d’opposants au G7 sur le site comme en 2003. En vingt ans, l’aérodrome s’est transformé, il est l’un des plus importants de France en nombre d’heures de vols. Un village d’opposants ici nécessiterait une fermeture d’une semaine, mettrait 70 salariés au chômage technique et poserait des problèmes de sécurité selon les gérants.
«Le village de tentes serait situé entre deux pompes et deux cuves d'hydrocarbure, d'où un problème de sécurité incendie, on aura un public qui vient pour saccager et les risques sont pour nous, aucune assurance ne couvre des dégâts en cas d'émeutes» dénonce Bernard Chevassut, gérant de l'aérodrome d'Annemasse et président de l'aéroclub.
L’aérodrome est aussi une base de maintenance des hélicoptères du Samu qui ne pourraient donc plus assumer leur mission durant une semaine. Enfin dans les hangars, plusieurs avions d’affaires pour une valeur totale de près de 150 millions d’euros qui pourraient bien tenter d’éventuels casseurs excités aussi par la présence de Total sur le site.
La mairie d’Annemasse n’a pas la main sur le dossier, c’est l’Etat qui décide. «Cette fois, il y a de la radicalisation, des extrémistes de tout poil qui viennent là pour faire de la casse, les discussions sont toujours en cours, le cas échéant, la préfecture pourra réquisitionner l'endroit s'il est choisi» confirme le maire d'Annemasse, Gabriel Doublet.
Derrière l’aérodrome une vaste zone commerciale, puis des champs et enfin la Suisse à moins de deux kilomètres.