La Fédération genevoise de coopération célèbre 60 ans de solidarité
La Fédération genevoise de coopération (FGC) a célébré ses 60 ans ce week-end avec plusieurs événements à Genève, dont une parade colorée entre Plainpalais et les Bastions. L’occasion pour l’organisation de rappeler son rôle dans le financement de projets de développement à travers le monde, à l’heure où la coopération internationale fait face à de nouveaux défis.
Des dizaines de participants ont investi la plaine de Plainpalais samedi après-midi pour une chorégraphie collective imaginée par le chorégraphe Tidiani N’Diaye. Malgré une chaleur proche des 30 degrés, danseurs amateurs et professionnels ont pris part à cette parade festive.
«Il faisait un peu chaud, ça c’est sûr, mais une fois qu’on est pris dans le mouvement, on est complètement dans la chorégraphie», s’enthousiasme Catherine Schümperli, secrétaire générale de la FGC.
La troupe éphémère s’est préparée durant le week-end de la Pentecôte. Pour certains, l’expérience allait bien au-delà de la danse. «La plupart d’entre nous ne savent pas du tout danser, on a dû apprendre le b.a.-ba. Mais c’était surtout l’occasion de rencontrer les gens de la FGC autrement et de tisser des liens» se réjouit Michel Faure, président de l’ASSOTIC, une des 60 associations membres de la FGC.
60 ans de coopération depuis Genève
La Fédération genevoise de coopération regroupe aujourd’hui une soixantaine d’organisations membres actives dans le domaine de la solidarité internationale. Elle soutient des projets de développement dans 35 pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine grâce à des financements publics.
À travers cette parade, l’organisation souhaitait également faire passer un message: «La solidarité porte des couleurs, de l’espoir et de l’engagement. Nous partageons les mêmes valeurs avec nos partenaires et nous voulons construire un monde positif pour demain» rappelle Catherine Schümperli.
Le travail de la FGC repose notamment sur les contributions de la Confédération, du Canton de Genève et des communes genevoises. Genève consacre actuellement 0,2% de son budget à la coopération internationale, conformément à la loi sur le financement de la solidarité.
«Le canton de Genève a été précurseur en Suisse en adoptant une loi consacrant une part de ses revenus à la coopération internationale. Cette tradition humaniste vise à renforcer les libertés, réduire la pauvreté et lutter contre les inégalités sociales. Et donc la FGC, à travers son travail, aide à remplir finalement cet agenda» souligne Anne de Riedmatten, directrice adjointe du DAI (direction des affaires internationales) du canton de Genève.
Des inquiétudes pour l’avenir
Au-delà des festivités, l’organisation a également consacré une table ronde à l’avenir de la coopération internationale. Les associations membres s’inquiètent du désengagement de certains États et des restrictions budgétaires annoncées au niveau fédéral.
Après 60 ans d’existence, la Fédération genevoise entre dans une nouvelle décennie qui promet de nombreux défis.