Genève

La coalition No-G7 refuse d'abandonner le droit de manifester

27.03.2026 20h14 Rédaction

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Les appels à interdire les manifestations se multiplient. Mais pour la coalition No-G7, hors de question d’abdiquer du droit fondamental de manifester. Le maintien de la mobilisation est d’ores et déjà annoncé pour le 14 juin.

À l’approche du G7 prévu à Évian, la tension monte autour des manifestations annoncées. Face aux nombreux appels à leur interdiction, Aude Martenot, membre de la coalition No-G7 et du collectif Solidarité Tattes donne de la voix. «Il n’est pas question d’abandonner le droit de manifester. C’est un droit fondamental, on doit pouvoir manifester notre opposition aux politiques mortifères des puissants du G7», martèle-t-elle en rappelant notamment l’importance de manifester le 14 juin pour la grève féministe.

La militante indique que le collectif s’est plié au processus habituel de la demande d’autorisation, pour que «la manifestation soit la plus large possible, diversifiée et pacifiste» et détaille: «on veut cette autorisation, on doit avoir ce droit».

«Ne criminalisons pas les manifestantes et manifestants»

Quelle forme prendrait ces journées de rassemblement annoncées? «On souhaite discuter et échanger sur le fond», précise Aude Martenot. Les militants souhaitent tenir des conférences et des événements culturels, dans un espace le samedi au Parc des Bastions. Une demande pour l’heure refusée par le Conseil administratif de la Ville de Genève.

Face au spectre du G8 de 2003, Aude Martenot refuse de peindre le diable sur la muraille et ne redoute pas les débordements pour les manifestations de juin. Un appel à ne pas criminaliser les manifestants est lancé. «Notre objectif est une manif pacifique et pour cela, le meilleur moyen c’est de l’autoriser», estime-t-elle.

«Les blackblocs, c’est avant tout des protections dans les manifs»

Les autorités redoutent des violences, en s’appuyant notamment sur la manifestation d’octobre passé qui a débordé, laissant place à des scènes de violences entre des casseurs et les forces de l’ordre.

Aude Martenot estime que l’exemple de la manifestation du 2 octobre dernier montre que «la police se comporte parfois de manière violente» pas recommandé par leur directives. Raison pour laquelle, selon elle, la présence des black blocs existe: «c’est avant tout, à la base, des protections dans les manifs».

Malgré les incertitudes sur les autorisations de manifester, la position reste inchangée. Aude Martenot évoque le 14 juin et sa symbolique forte et justifie que la grève féministe sera maintenue coûte que coûte. Un message clair, en amont de ce sommet sous haute surveillance.