Genève

La fondation Phénix lutte contre les addictions depuis 40 ans

30.03.2026 19h52 Rédaction

phenix

La fondation Phénix célèbre ses 40 ans. Depuis 1986, l’institution est une référence dans le traitement ambulatoire des addictions à Genève. Un domaine qui ne cesse d’évoluer.

40 ans sont passés et les défis à venir restent grands.À l’origine, en pleine flambée de l’héroïne dans les rues de Genève, une intuition audacieuse du Dr Jean-Jacques Déglon a lancé le projet, devenu aujourd’hui fondation privée d’utilité publique. «Le docteur a eu l’idée innovatrice de prescrire un traitement de substitution aux patients, ce qui était mal vu à l’époque», explique la Dre Khadija Ammar, directrice médicale de l’établissement. Une approche qui a contribué à transformer la prise en charge de l’héroïnomanie.

Quarante ans plus tard, le paysage a profondément changé. Les addictions sont en constante mutation avec l’apparition par exemple du crack ou encore des écrans… «Il y a beaucoup de domaines», constate la Dre Khadija Ammar.

Elle ajoute que le crack «s’impose à nous», avec «beaucoup de précarité» liée à cette problématique, tandis que de nouvelles consommations apparaissent chez les jeunes, telles que la kétamine pu certains sirops à base d’opiacés.

Les addictions, un combat permanent

Face à ces évolutions, une certitude: personne n’est à l’abri. «On est tous sujets à une addiction», affirme la médecin. Elle nuance toutefois: «Il y a une vulnérabilité personnelle, individuelle et un environnement». Pour la spécialiste, c’est la conjugaison de ces éléments qui peut tout faire basculer.

La force de la fondation Phénix repose sur son approche globale. «Le modèle Phénix, c’est tout sous le même toit», explique la Dre Khadija Ammar. Soins somatiques, psychiatriques, psychothérapeutiques et sociaux sont réunis, un atout pour des patients «souvent instables dans le suivi».

Quarante ans après sa création, Phénix reste en première ligne avec une conviction intacte: l’addiction est une maladie complexe, qui exige une réponse globale.