Genève

La gauche du municipal veut jumeler Genève et Gaza

10.06.2026 18h03 Gilles MIELOT

redac

La gauche du Conseil municipal de Genève a déposé une motion pour un partenariat de coopération entre la cité de Calvin et Gaza. Un projet qui vise à rompre l’isolement des gazaouis et à garantir une sécurité et une paix durable. La majorité du municipal a voté l’urgence de la motion la semaine dernière. Une motion qui est désormais examinée en commission. 

Le maire de Gaza City en visioconférence au siège du parti socialiste genevois. Une première pour marquer un moment symbolique. La gauche du Conseil municipal a fait voter l’urgence pour une motion qui demande à la ville de Genève d’établir un partenariat officiel de coopération avec la principale ville de l’enclave palestinienne. Pour Julia Gosse, conseillère municipale Ensemble à Gauche et Union Populaire, l'important c'est de «replacer les palestiniens dans le débat en leur donnant une parole qui est entendue. Il faut aider les habitants avec les besoins essentiels, reconstruction, éducation, santé, puis ensuite on peut imaginer des échanges culturels». 

Le partenariat serait organisé en deux phases : tout d’abord une aide à la reconstruction et ensuite une coopération durable avec une vigilance sur les fonds alloués. «Les pays du Golfe donnent de l'argent sans aucuns contrôles, et les municipalités comme Barcelone ou Turin ont des réglements stricts de suivi, de monitoring pour s'assurer que les fonds du contribuable ne sont pas utilisés pour financer le terrorisme» explique Sara de Maio, conseillère municipale Les Verts.

La majorité du municipal a voté l’urgence de la motion la semaine dernière qui est désormais examinée en commission, mais qui ne fait pas l’unanimité. Le conseiller municipal PLR Maxime Provini «regrette que le municipal soit une chambre d'enregistrement de tous les conflits dans le monde. On ne minimise pas la détresse bien au contraire, mais le municipal a des questions à l'ordre du jour très concrètes pour les genevois». 

La motion est en examen en commission, elle reviendra devant les élus d’ici la fin de l’année. Si elle est acceptée, ce sera le Conseil administratif qui tranchera.