Laurent Thurnherr: «On a un cadre légal qui est défini, il faut le respecter»
Le magistrat suppléant à la Cour des Comptes signe le rapport sur les pratiques à la Caisse publique de prêts sur gages. Il répond sur son enquête.
Le gendarme des deniers publics juge les pratiques illégales à la Caisse de prêts sur gages (CPPG). Son rapport sur la question, après les révélations de Léman Bleu, a été présenté ce mardi 31 mars. Ce travail est pourtant contesté et les recommandations sont balayées par la CPPG. Laurent Thurnherr, magistrat suppléant, se dit toutefois serein: «Nous avons procédé à un examen sur la base des documents que l’on a reçus», affirme-t-il. Quant aux accusations de l’influence des révélations de Léman Bleu, ainsi que de réquisitoires à charge, il nie en bloc.
La CPPG s’est notamment défendue en avançant ne pas toucher de subvention. Elle dispose de garanties de l’État et d’un monopole public rappelle Laurent Thurnherr. «On a un cadre légal qui est défini, point», ajoute le magistrat suppléant.
Mais quelle suite donner à ce rapport, sachant qu’il dit en clair que la loi a été délibérément violée à plusieurs reprises? «Il sera publié sur notre site, donc les autorités pénales pourront le consulter et donner la suite qu’elles estiment opportune», glisse-t-il.