Genève

Le conflit en Iran inquiète les acteurs du tourisme genevois

19.03.2026 17h22 Gilles MIELOT

redac

La situation internationale et notamment le conflit au Moyen-Orient pourrait avoir un impact sur le tourisme à Genève. Les acteurs du secteur sont pragmatiques, mais relativement inquiets notamment pour la période estivale surtout si la guerre en Iran se poursuit. 

L’hôtellerie genevoise a battu son record de fréquentation l’an dernier. 3 millions 850 000 nuitées sur l’ensemble de l’année et un troisième trimestre de feu avec 3,5% de nuitées en plus par rapport à la même période en 2024 qui était déjà un bon cru. La situation internationale et notamment le conflit au Moyen-Orient pourrait changer la donne.

Les hôteliers ont constaté quelques annulations récentes, mais ont surtout le regard braqué sur cet été. «Notre clientèle moyen-orientale a l'habitude de réserver ses séjours estivaux après le Ramadan. On espère que l'impact sera limité car c'est une clientèle importante à fort pouvoir d'achat et elle représente un chiffre d'affaires important pour les hôtels genevois» indique le président de la corporation, Jean-Vital Domézon.

Une clientèle qui privilégie les établissements de luxe, qui consomme, beaucoup, malgré le fait qu’elle se situe en 8ème position des clients étrangers qui séjournent à Genève. Le trio de tête sont les suisses, les américains et les britanniques. «Les craintes sont centrées sur l'été, période où nous avons le plus grand nombre de nuitées avec une clientèle fortunée qui fait fonctionner tout l'éco-système genevois, les transporteurs, les commerces, les restaurants en plus des hôtels» explique Adrien Genier, directeur de Genève Tourisme. 

Enfin dernière inquiétude pour ce printemps, la fréquentation des salons comme Watches and Wonders en avril, le salon de l’aviation d’affaires début juin et les manifestations liées au G7 juste avant un été qui s’annonce chaud à tous points de vue.