G7

Le jeu du chat et de la souris se poursuit entre le gouvernement et NoG7

03.06.2026 17h21 Clément Vuagnat, Laure Lugon, Rafael Pacheco

zitzr

Après une semaine de réflexion, le collectif NoG7 a annoncé cette nuit au Conseil d’Etat entrer en matière sur sa proposition de défiler Rive droite. Mais il veut renégocier encore certains points du tracé. Le gouvernement va donc poursuivre les discussions.

On pensait le chapitre manif anti-G7 clos, ce n’est pas encore le cas. Car Carole-Anne Kast n’avait pas fermé la porte à des discussions sur l’itinéraire que le collectif conteste encore, même s’il se soumet à la version Rive droite. Les négociations vont donc encore durer: «On a posé le cadre de la Rive droite, on a posé la date, on a posé les horaires, mais on a toujours dit qu'on était ouvert à l'intérieur de ce cadre à co-construire ensemble le parcours, les points qui, à l'intérieur de ce cadre, peuvent être discutés avec les organisateurs», réagit la conseillère d'État.

Dans ce bras de fer, le collectif NoG7 semble être le maître des horloges. En atteste l’horaire de fin de la manifestation qui n’a pas encore été établi. La conseillère d’État se fait-elle mener en bateau? «Non, parce que nous avons délivré une autorisation, répond-elle. Donc soit on trouve un accord, puis on le modifie, soit on n'a pas d'accord et c'est l'autorisation qui s'applique.»

«Apparemment ils sont organisés, mais la police l'est tout autant»

Pourtant, le collectif a fait paraître un guide anti-répression encourageant notamment les manifestants à se couvrir le visage et expliquant comment gérer une éventuelle interpellation. Cela n’est pas de nature à inquiéter la commandante de la police, Monica Bonfanti: «Quand on a des rencontres, des manifestations, ce type de guide est usuel. Apparemment ils sont organisés, mais la police l'est tout autant.»

Malgré les inquiétudes, le Conseil d’État se veut rassurant. La police sera bien présente pour toute intervention, assure Monica Bonfanti: «On se fait toujours un point d'honneur pendant ces grands sommets comme celui du G7, de garantir la réponse d'urgence pour les Genevoises et les Genevois. Et notre socle sécuritaire qui traite des problèmes courants de la population genevoise est bien séparé du socle qui va traiter des problématiques liées au sommet du G7.»

Quant au collectif, il a perdu sa procédure en déni de justice sur la manifestation et le village alternatif. Le tribunal a donné raison au Conseil d’État. Contacté, NoG7 refuse de répondre aux questions aujourd’hui et annonce une conférence de presse demain. Une technique éprouvée pour rester maître de l’agenda. Le feuilleton continue.