Genève

Les HUG à la pointe sur le suivi de l'épidémie d'Ebola en RDC

19.06.2026 16h01 Gilles MIELOT

redac

Cinquante ans après l’identification du virus Ebola, la République démocratique du Congo fait face à sa 17ème épidémie. Près de 900 cas ont déjà été confirmés et plus de 230 personnes sont mortes, faisant de cette flambée l’une des plus importantes de ces dernières années. Les HUG tenaient ce matin une conférence pour faire le point sur la situation. 

Les HUG sont l’un des deux centres de référence en Suisse avec Zürich pour la prise en charge de personnes infectées par Ebola. L’hôpital genevois possède aussi le laboratoire de référence où sont envoyés les échantillons.  

Ebola est une maladie de contact, transmise par les fluides corporels, mais pas par aérosol. La république démocratique du Congo fait face à sa 17ème épidémie. La prise en charge est difficile à cause des conflits armés et des déplacements importants de population. «Cela n'a pas été identifié immédiatement, il a donc fallu gérer énormément de cas, la transmission dépasse la capacité d'action des soignants, on est en train de rattraper notre retard, ce n'est une maladie qui se propage en l'absence de symptômes» explique la doctoresse Frédérique Jacquerioz, médecin adjointe au Centre des maladies virales émergentes des HUG.

Les pays avoisinants ont pris des mesures. Il n’y a plus eu de cas depuis le 5 juin. Le défi, c’est de limiter la propagation dans les provinces avoisinantes en RDC. «Il y a des traitements autorisés qui ont été développés uniquement contre le virus Ebola Zaïre, mais contre le virus actuel, il n'y a pas de traitement au bénéfice d'une autorisation de mise sur le marché» indique Pauline vetter, infectiologue et directrice adjointe du centre des maladies émergentes aux HUG. 

Avec une prise en charge difficile sur le terrain, les soignants misent surtout sur l’isolement des malades et le suivi des cas contacts. Les données des épidémies précédentes montrent un taux de létalité compris entre 30 et 60%. La souche Bundibugyo a causé la mort de 232 personnes, l’une des plus importantes flambées de ces dernières années.