Genève

Les HUG en première ligne sur l'hantavirus

22.05.2026 17h10 Gilles MIELOT

redac

L’équipe du Centre des maladies virales émergentes des HUG a organisé un colloque ce matin pour faire le point sur le Hantavirus. Une séance destinée à la formation des professionnels de santé. L’occasion surtout d’éteindre la frénésie médiatique qui a suivi les cas recensés sur un navire de croisière début avril. 

Ce sont les HUG qui ont identifié la souche de l’hantavirus qui a fait trois morts sur un navire de croisière début avril. Le Centre national de référence pour les infections virales émergentes des HUG est mondialement reconnu. Il a tenu ce matin un colloque pour les professionnels de santé pour faire le point sur un virus connu depuis plus de trente ans, mais qui a suscité un emballement médiatique.

«Les médias en ont beaucoup parlé parce que c'était un phénomène exceptionnel. On n'est pas dans un virus qui se transmet aussi facilement que le Covid ou encore la grippe» explique la docteure Pauline Vetter, directrice adjointe du Centre des maladies virales émergentes.

Le virus Andes est le seul hantavirus pour lequel la transmission d’humain à humain a été documentée. Un virus qui reste dangereux. «Une fois infecté, c'est un virus qui a un taux de létalité de près de 50%. On se contamine dans la plupart des cas lors d'un contact avec les sécrétions des rongeurs qui sont le réservoir de ce virus». 

Une souche habituellement cantonnée en Amérique du Sud. Un patient zéro contaminé qui a ensuite infecté d’autres personnes dans l’espace confiné du navire. «Il faut un contact rapproché et prolongé» complète Pauline Vetter.  

A ce jour, on ne sait toujours pas avec certitude comment le patient zéro a été contaminé. 120 passagers du navire ont rejoint leur pays respectif. Le reste de l’équipage est à Rotterdam depuis lundi et a été mis en quarantaine. En tout, près de 450 cas contacts sont surveillés dans le monde. L’OMS estime que le risque d’une vaste épidémie à l’échelle mondiale est faible.