Genève

Les étudiants de l'École hôtelière élisent leur vin genevois préféré

25.06.2026 17h52 Delphine Palma

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Quel vin séduira le plus la future génération des professionnels de l'hôtellerie-restauration ? Comme chaque année, les étudiants de l'École hôtelière de Genève prennent part à la Sélection des vins de Genève. Lundi soir, ils ont dégusté à l'aveugle huit vins en compétition afin d'attribuer le Marcassin de bronze. Leur prix coup de cœur sera dévoilé ce jeudi lors de la cérémonie des vins de Genève.

Le temps d'une dégustation, les étudiants de l'École hôtelière de Genève passent de l'autre côté de la feuille de notes. Face à eux, quatre vins blancs et quatre rouges. Leur mission du jour ? Les déguster à l’aveugle, les noter et désigner leur coup de cœur. « J'ai beaucoup aimé le numéro 3.  J’aime beaucoup son intensité, ses arômes à l'odorat et sa persistance en bouche », confie Livia, une élève 

L'oeil des jeunes palais

La dégustation est encadrée par des professionnels du vin et trois professeurs de l'école. Première règle : ici, le crachoir n'est pas une option. « Les élèves ont tendance à vouloir vraiment déguster. À peut-être aller un peu plus loin, surtout à cet âge… Ce sera le cas plus tard, avec le repas », sourit Nicolas Frey, l'un des enseignants.

Les huit bouteilles en lice ont toutes obtenu une médaille d'or lors de la Sélection des vins de Genève. Autrement dit, les étudiants ont devant eux ce qui se fait de mieux dans le vignoble genevois. « À l'École hôtelière, ils découvrent une palette de vins beaucoup plus diversifiée. Mais ici, c'est l'occasion de leur faire découvrir le canton dans lequel ils étudient et de montrer qu'il produit des vins de qualité », explique Annabelle Anex, œnologue à l'État de Genève.

Des étudiants déjà très pro 

Pour la plupart, l'exercice n'a rien d'une découverte. Les dégustations font déjà partie de leur formation et les étudiants appliquent la même méthode que les jurés professionnels. Pour certains, le vocabulaire de la dégustation est déjà bien maîtrisé. « Très typique, une belle qualité. On reconnaît les caractéristiques principales du pinot noir. Très bon en bouche. À l'odorat, un peu plus timide », analyse Fabio.

Un prix qui donne aussi la tendance

Leur choix désignera le prochain Marcassin de bronze, une distinction décernée chaque année par les étudiants de l'École hôtelière. Un prix qui, au fil des années, s'est aussi révélé être un bon indicateur des goûts du public. « Ils ne sont pas des dégustateurs professionnels, mais ils ont un palais très affiné qui correspond aussi à celui des consommateurs. Le vin primé sera servi dans notre restaurant d'application, Le Vieux Bois. Au fil des années, on s'aperçoit que leurs goûts correspondent à ceux de notre clientèle. C'est intéressant », souligne Christophe Dubois, doyen et spécialiste en oenologie à l'École hôtelière.

Au terme de la dégustation, deux cuvées semblent se détacher : un blanc et un rouge. Mais comme pour un bon vin, il faudra encore un peu de patience avant de connaître les lauréats.