Genève

Marie Barbey-Chappuis: «Personne ne veut revivre les évènements de 2003»

12.03.2026 19h54 Rédaction

La conseillère administrative monte au créneau: elle dénonce le silence du Conseil d’État sur la préparation des dispositifs de sécurité. Elle annonce s’opposer à la manifestation du 14 juin et à l’installation d’un village anti-G7 aux Bastions.

Après les commerçants et les conseillers municipaux, place à la cheffe de la sécurité en Ville de Genève. Marie Barbey-Chappuis alerte en vue du sommet du G7, prévu du 15 au 17 juin à Évian. Pour elle, «toute forme de naïveté ou d’impréparation […] serait une faute grave».

Pourtant, le Conseil administratif a sollicité le Conseil d’État pour être associé au dispositif de coordination: «Nous avons écrit formellement en octobre, nous avons réécrit en février, nous sommes le 12 mars et nous n’avons reçu aucun accusé de réception, souffle-t-elle. Nous ne sommes absolument pas associés aux préparatifs, c’est tout à fait problématique.»

Manifestation du 14 juin: «On a le droit de dire non»

À ce propos, elle dit avoir appris «par la presse» la potentielle tenue d’une manifestation le 14 juin. Un rassemblement «auquel on a le droit de dire non au vu des risques», comme ce potentiel village anti G7 au parc des Bastions, «tout à fait inenvisageable pour le Conseil administratif.» Beaucoup de questions restent pour l’heure sans réponse, glisse Marie Barbey-Chappuis.

La conseillère administrative appelle, donc, à préparer plusieurs scénarios en tirant les leçons du G8 de 2003. «Il y a clairement un défaut de coordination, de pilotage qui est inexistant», ajoute-t-elle. Un scénario avec des débordements, par exemple, doit être envisagé: «Le contexte international n’invite guère à l’optimisme. On voit mal comment la venue de Trump et de certains dirigeants pourrait se passer dans un climat apaisé», conclut-elle.