Nouveau coup de frein pour l'A412 entre Thonon et Machilly
Nouveau coup de frein pour le projet d’autoroute A412 qui doit relier Thonon à Machilly en France voisine. Le Conseil national de la protection de la nature a rendu un avis particulièrement sévère. Il dénonce un projet qui n’a pas démontré sa réelle utilité et surtout des lacunes sur les impacts environnementaux. Les opposants reprennent espoir.
Deux rapports consécutifs qui pointent de nombreuses lacunes dans le projet d’autoroute A412 qui doit relier Thonon à Machilly. Ce projet de désenclavement du Chablais français est un vieux serpent de mer d’une quarantaine d’année dans la région. Un projet à bout touchant, dont les travaux devraient démarrer cet automne, mais qui pourrait bien subir un nouveau coup d’arrêt.
Le Conseil national de la protection de la nature dénonce un projet qui ne présente pas un intérêt public majeur, notamment à cause du Léman Express, mais cette instance pointe surtout des lacunes méthodologiques sur les impacts environnementaux. Les opposants, à l'image de Jean-Pierre Burnet co-président de l'ACPAT, reprennent espoir. «C'est une confirmation de tout ce qu'on dit depuis des années. Ces instances indépendantes ont conclu que cette autoroute était inutile et néfaste».
Avant ce rapport, une autre étude de l’autorité environnementale indiquait que le projet d’autoroute ne correspondait pas aux objectifs climatiques avec un impact carbone très important. Deux études qui ne condamnent pas directement l’A412, mais qui pourraient appuyer de nouvelles actions en justice. «Rien n'est remis en question malheureusement, mais c'est une pierre de plus dans les arguments que l'on va utiliser au moment du recours contre cette autorisation environnementale, et on espère que le concessionnaire et l'Etat seront déboutés» ajoute Jean-Pierre Burnet.
Prochaine étape, une enquête publique dès la fin du mois, puis le concessionnaire apportera des réponses. L’Etat tranchera ensuite d’ici la fin de l’été. Les opposants organiseront une nouvelle journée de mobilisation début mai.