Genève

Nouveau tour du monde pour les jeunes en rupture avec la fondation Pacifique

03.03.2026 20h43 Rédaction

pacifique

La Fondation Pacifique s’apprête à repartir pour un tour du monde de cinq ans à bord de leur navire «Fleur de Passion». Objectif: offrir une dixième chance à des jeunes en rupture, sous l’œil attentif de chercheurs de l’Université de Genève.

La Fondation Pacifique prend à nouveau le large pour un incroyable tour du monde qui s’étendra jusqu’en 2030. L’annonce fait la fierté du directeur Pietro Godenzi qui rappelle la raison d’exister de Pacifique: la structure repose sur «trois pôles: les jeunes, la science, les artistes et l’aventure en mer».

Donner une «deuxième chance» à des adolescents de 14 à 18 ans en rupture, voilà le mantra de la fondation Pacifique. Le programme est encadré avec minutie, en partenariat avec le Tribunal des mineurs et le SPMI. «Les bateaux sont considérés comme des foyers, avec des comptes à rendre et une convention renouvelée tous les quatre ans», indique Pietro Godenzi.

Une loupe éducative

Pour la première fois, l’Université de Genève embarque officiellement dans l’aventure. Céline Girardet, maîtresse d’enseignement et de recherche à la Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation, participera à cette expédition.

«On a l’hypothèse forte que le bateau va agir comme une loupe, qu’il va permettre d’amplifier tous les phénomènes éducatifs, sociaux, cognitifs», explique Céline Girardet. La chercheuse a hâte de voi des phénomènes plus visibles avec des jeunes qui seront coupés de leur environnement habituel.

Membre fondateur, Pietro Godenzi navigue avec la fondation depuis plus de 10 ans. Des expéditions comme celles de la fondation Pacifique agissent comme des montagnes russes émotionnelles. Les jeunes, eux, reveiennent souvent  «des étoiles dans les yeux», commente le directeur, avant d’ajouter «Ce n’est pas que les jeunes qui ressortent changés, c’est les adultes aussi. On est tous marqués par ces voyages». Jusqu’en 2030, le Fleur de Passion naviguera ainsi entre réinsertion, science et création.