Parascolaire en colère: une centaine d’employés réclament une revalorisation au GIAP
Salaires trop bas, horaires subis, manque de formation et encadrement jugé insuffisant: une centaine d’employés du parascolaire s’est mobilisée ce matin devant le siège du Groupement intercommunal pour l’animation parascolaire. Soutenus par les syndicats, ils dénoncent la précarité croissante de leur métier.
Faire du bruit pour peser sur le comité du GIAP, à quelques heures d’une réunion avec les syndicats. Ce matin, devant le siège de l’institution, le personnel du parascolaire s’est rassemblé. En ligne de mire: des salaires jugés trop bas, toujours classés en classe 8. «Le coût de la vie augmente depuis 35 ans et le salaire, lui, n’a pas bougé depuis 35 ans. Je n’étais pas né, ils étaient déjà payés la même chose. Il y a un problème», lâche Nadine, amère.
Olfa renchérit: «Moi, personnellement, je ne m’en sors pas. Une hausse des annuités nous aiderait vraiment.» Quentin ajoute: «En plus, tous les horaires ne sont pas entièrement payés.»
Une réforme contestée sur le terrain
Cette colère dépasse la seule mobilisation du jour. Elle concerne les 2500 employés du GIAP, alors qu’une réforme du parascolaire est en cours. Objectif affiché: absorber l’augmentation du nombre d’enfants accueillis —près de 30 000 aujourd’hui, 40 000 attendus dans les années à venir— et améliorer l’encadrement dès la rentrée 2025. Sur le terrain, le décalage est criant. «On n’a clairement pas assez de budgets votés par les communes pour travailler dans de bonnes conditions depuis 30 ans», témoigne un autre employé.
Soutenus par le syndicat SIT, les animateurs dénoncent aussi des horaires morcelés et une forte précarité. Le syndicat réclame une revalorisation salariale et une amélioration des conditions de travail. «Cela passe notamment par une hausse de la classe salariale et des taux d’activité. Cela permettrait de stabiliser les équipes, de réduire le turn-over et d’améliorer l’encadrement des enfants», explique Alice Lefrançois, secrétaire syndicale du SIT.
La mobilisation s’est achevée en musique, mais la partition reste incomplète. Le comité du GIAP a entendu les revendications, sans s’engager, selon le syndicat SIT. Une réponse est attendue fin mars. Lundi, le personnel se réunira en assemblée générale pour décider de la suite du mouvement.