Genève

Pas de Prix Martin Ennals en 2026 à Genève en raison des finances

16.10.2026 10h27

Pas de Prix Martin Ennals en 2026 à Genève en raison des finances

L'audit demandé par le conseiller administratif de la Ville de Genève Alfonso Gomez sur la Fondation Martin Ennals a révélé des problèmes de gestion et de gouvernance qui remettent en cause cette année le Prix Ennals des droits humains (archives).

Photo: KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

Le Prix Martin Ennals, considéré comme le Nobel des droits humains, ne sera pas remis cette année. La Ville de Genève n'a pas octroyé sa subvention en raison des problèmes à la Fondation liée à cette récompense. Des discussions ont lieu avec d'autres acteurs.

Ces dernières années, la Fondation Martin Ennals a changé à plusieurs reprises son conseil et sa direction. Dès 2022, des problèmes financiers ont été observés.

La Ville de Genève, principal bailleur de fonds du Prix, avait sauvé l'édition de 2025 avec des efforts supplémentaires. Mais elle a mené un audit qui s'est poursuivi cette année.

Celui-ci a révélé 'des risques de gestion, de gouvernance et en termes financiers', a dit vendredi à Keystone-ATS une porte-parole du Département des finances, de l'environnement et du logement (DFEL), confirmant une information de la Tribune de Genève. Or, la Fondation Martin Ennals n'a pas réussi à rectifier le tir, ajoute-t-elle. En 2025, elle a notamment affiché près de 125'000 francs de pertes.

En conséquence, la subvention habituelle de plusieurs dizaines de milliers de francs ne sera pas attribuée cette année, compromettant la distinction qui était remise sans discontinuer depuis 32 ans, sauf en 2018, par dix ONG internationales. 'C'est dommage. En ce moment, les droits humains sont attaqués de toutes parts', a admis la porte-parole. Les coupes internationales des financements n'aident pas, selon elle.

'On va toute faire' pour relancer un prix de ce type, dit-elle. Même si elle n'est pas encore décidée, une liquidation de la Fondation Martin Ennals semble probable. Pour le Prix, des discussions sont menées avec d'autres acteurs des droits humains.

/ATS