Pavillon Simone Weil: «La fin de la récréation a été sifflée»
Après les récents débordements au pavillon Simone Weil, le conseiller d’État Nicolas Walder affirme que le canton a sifflé «la fin de la récréation».
Au pavillon Sicli, rebaptisé Simone Weil pour une exposition, le ton change. Après plusieurs jours de tensions, marqués par débordements violents et une grève du personnel, le Conseil d’État a haussé le ton. Avec son collègue Thierry Apothéloz en charge de la culture, le conseiller d’Etat Nicolas Walder affirme avoir recadré cette exposition.
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Le magistrat ne minimise pas la situation. «Les débordements que nous avons constatés sont effectivement inacceptables», insiste-t-il tout en soulignant l’importance du maintien de l’événement, en raison de la liberté artistique.
«Il est extrêmement important de célébrer Simone Weil, une immense philosophe», rappelle Nicolas Walder. Un équilibre délicat entre liberté et cadre. «Il faut laisser un peu la créativité», glisse-t-il, tout en reconnaissant que de tels débordements ne sont pas admissibles.
Le spectre du G7
Autre inquiétude: la tenue de l’événement en parallèle du G7. Le site pourrait devenir un point de tension. «Nous n’aimerions pas que la contestation se cristallise autour et dans ce bâtiment», explique le conseiller d’État en évoquant le caractère fragile et patrimonial de Sicli.
Pour l’heure, les autorités misent sur un retour au calme. «Travaillons ensemble» pour faire en sorte que cette exposition fasse sens, plaide Nicolas Walder. Mais la suite dépendra du respect du nouveau cadre. Sans amélioration, la fermeture reste sur la table.
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