Philippe Schwarm: « L’offre touristique s’est améliorée »
Le président sortant du Conseil de fondation de Genève Tourisme et Congrès passe le relais à Fabienne Lupo. Il dresse un bilan «positif» de la place de Genève comme destination touristique.
Après 11 ans au sein du Conseil de fondation de Genève Tourisme et Congrès, dont plusieurs à la présidence, Philippe Schwarm quitte ses fonctions. Son départ intervient dans un contexte de large renouvellement: six membres sur onze s’en vont. Plusieurs arrivaient en fin de mandat en même temps, précise-t-il.
Plus de 10 % des nuitées en Suisse
Malgré un contexte chahuté, notamment par la pandémie de Covid 19, il se dit satisfait. «On a un bilan positif. C'est une industrie qui est toujours très complexe, très volatile», souligne-t-il.
En une décennie, l’offre hôtelière s’est renforcée. Genève compte aujourd’hui environ 11 500 lits, sans compter les plateformes de réservation. «Des chaînes hôtelières ont investi dans notre région. Cela montre notre dynamisme», relève-t-il. Le canton représente désormais plus de 10% des nuitées enregistrées en Suisse.
«Genève plaît, et ce qui est bon pour les Genevois est bon pour les touristes.»
Genève souffre parfois d’une image de ville peu animée. Philippe Schwarm nuance. Certaines critiques reviennent, notamment «le manque de commerce ouvert le dimanche» ou «la cherté» de la destination. «On est peut-être une ville un peu plus chère, mais on a une offre», répond-il.
Il cite l’été de l’Euro féminin, où «il y avait toujours quelque chose à faire». Et de conclure: «Genève plaît, et ce qui est bon pour les Genevois est bon pour les touristes.»
Continuité et investissements
L’arrivée de Fabienne Lupo, issue du monde du luxe et de l’horlogerie, ne devrait pas marquer de rupture stratégique. Interrogé sur la polémique liée à la nationalité de certains membres nommés, il balaie les critiques: «Tant qu'on est de cœur Genevois, c'est le plus important. Peu importe le passeport.»
Si les chiffres nationaux du tourisme sont en hausse, Philippe Schwarm appelle toutefois à la prudence. «C'est une industrie qui doit se remettre en question régulièrement», rappelle-t-il.
Quant à la suite, il restera actif: «J'ai un métier, je garde un pied en politique et puis j'ai quelques mandats d'administrateurs qui vont m'occuper.»