Genève

Pour sa 20e édition, Festichoc bat son record d’artisans

21.03.2026 20h25 Martin Esposito

37 chocolatiers étaient ce week-end à Versoix pour présenter leurs productions, à deux semaines de Pâques. Mais ce n’est pas tout ce qu’il y avait à voir.

Il y a du monde, ce samedi après-midi dans les allées de Festichoc. À quelques jours de Pâques, on se presse pour goûter les chocolats sur les 37 stands du festival. Pour attirer les gourmands, chacun a sa sculpture, comme un totem, mais rien ne bat le champion du monde. «Tout ce qui est sculpture, c'est ma passion. Je profite chaque année pour faire une nouvelle sculpture, voire deux, s’extasie Jorge Darsoso. Ici, il y a deux semaines de travail et pas loin de 60 kilos de chocolat.»

D’autres choisissent d’importer les trends TikTok:  «Il faut être aveugle pour ne pas voir le Labubu. On en trouve partout. Les filles en ont au bout de leur sac. Il y en a de tous les côtés. Alors moi, j'en ai mis partout et on leur a mis quand même un petit œuf pour le présenter», présente David Paganel. Et plus loin, on découvre même le carac au chocolat Dubai. «Une tendance, pas une folie non plus», confie son créateur, Dominique Gremion, de la Maison du carac.

À Festichoc, on peut goûter, mais aussi regarder. D’un côté, une maison en chocolat dont il faut estimer le poids, de l’autre un mur de chocolat où il faut trouver un mot caché. Mais aussi, et c’est une nouveauté, une exposition avec des sculptures d’apprentis.

«On est relativement content où on en est aujourd’hui, commente Alex Goldenberg. Quand on voit le monde qu'il y a autour de nous, les sourires des enfants et la participation des chocolatiers, on ne peut être qu’heureux. On accueille chaque année de nouveaux chocolatiers et le fait qu'ils veuillent revenir chaque année, c'est un bon signe pour nous.» En 20 éditions, Festichoc s'est fait un nom dans le milieu au point de devoir refuser les artisans. Pas de quoi inquiéter les visiteurs qui ne se privent pas de déguster.