Genève

Pourparlers à Genève: colère iranienne et inquiétude ukrainienne

17.02.2026 18h51 Delphine Palma

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L’Iran le matin, l’Ukraine l’après midi. Genève est au coeur de la diplomatie internationale ce mardi. Deux pourparlers successifs se sont déroulés aujourd’hui. Américains et Iraniens, puis Amércains, Russes et Ukrainiens. Sur la place des Nations aussi, Iraniens et Ukrainiens se sont relayés pour manifester. 

Ni espoir, ni attente, mais de la colère. Pour les Iraniens rassemblés ce mardi sur la place des Nations, les discussions en cours entre l’Iran et les Etats-Unis sur le nucléaire sont une provocation.

Etat terroriste

«Cette République islamique, c’est un état terroriste. Il ne faut absolument aucune négociation avec eux», lance une manifestante. Selon elle, ces pourparlers envoient un message inacceptable au peuple iranien: «Vous pouvez tuer autant de monde que vous voulez et rester dans la gouvernance.»

Plus d’une centaine de manifestants venus de toute la Suisse ont fait le déplacement. Drapeaux royalistes et portraits du fils du dernier Shah d’Iran en main. Parmi eux, une jeune sportive iranienne réfugiée en Suisse. Pour elle, la présence du ministre iranien des affaires étrangères à Genève est «une insulte».

Les discussions se tenaient à Cologny, à la mission d’Oman. Dans l’après-midi, Téhéran a évoqué des concessions: un moratoire de 3 ans sur l’enrichissement d’uranium. Pas d’arrêt total toutefois, comme le souhaitent les Etats-Unis, mais un "ensemble de principes directeurs" pour ouvrir la voie à un accord.

L'Ukraine prend le relais 

En début d’après-midi, les délégations russe, ukrainienne et américaine sont arrivées à l’hôtel InterContinental pour tenter de trouver une issue à la guerre en Ukraine.

Sur la place des Nations, les drapeaux iraniens ont laissé place au bleu et jaune ukrainien. Ici aussi, espoir et crainte s’entremêlent. «Nous avons peur que l’Ukraine parte d’une position d’infériorité», confie Slava. Il redoute des concessions contraires à «l’indépendance, la souveraineté et aux frontières» de son pays.

Ce soir, aucune information n’a pour l’heure filtré des discussions entre Kiev, Moscou et Washington. Le porte-parole du Kremlin avait prévenu qu’aucune annonce n’était attendue et que les pourparlers devaient se poursuivre demain.