Prime Energy : Le conte de Fäh se poursuit
Une nouvelle personne a été mise en prévention dans le dossier tentaculaire de PrimeEnergy. La sœur du propriétaire est désormais dans le viseur de la justice pour gestion déloyale et abus de confiance. Cette nouvelle arrestation intervient dans le cadre de l'enquête sur la débâcle financière de la société solaire, aujourd'hui en faillite, qui aurait siphonné les économies de nombreux petits épargnants.
Nouveau rebondissement dans l’affaire PrimeEnergy. Cette société active dans le solaire aurait siphonné les économies de centaines de petits épargnants. La société est en faillite, le CEO et l’actionnaire principal sont à Champ-Dollon, et la sœur de ce dernier, Ruth Fäh est désormais mise en prévention pour gestion déloyale et abus de confiance. Elle occupait le poste stratégique de présidente du conseil d'administration de la société entre 2019 et 2023, une période cruciale pour comprendre les mécanismes frauduleux mis en place.
«L'idée est de mettre en cause tous ceux qui ont participé de près ou de loin à cette spectaculaire arnaque, c'est évident que la personne qui a été présidente du conseil d'administration de 2019 à 2023 joue un rôle dans cette affaire» indique Me Pascal Pétroz, avocat de près de 80 victimes de PrimeEnergy.
Durant la présidence de Ruth Fäh, PrimeEnergy a frénétiquement émis des obligations pour tripler les levés de fonds auprès des investisseurs. Des fonds qui ont été massivement détournés vers sa holding selon les investigations. «Des gens investissent dans du solaire et l'argent part dans de l'immobilier, dans du cannabis, dans des avions privés, et part dans une société appartenant à l'un des administrateurs de cette société» ajoute Me Pascal Pétroz.
Une escroquerie financière sous couvert d’investissements écologiques. Des centaines de petits porteurs, spoliés, reprennent espoir. «On devrait pouvoir obtenir entre 40 et 50% si tout va bien, la question se pose pour le reste. Cela va dépendre du patrimoine des uns et des autres de celles et ceux qui sont mis en cause».
Plusieurs victimes ont porté plainte contre l’ensemble des membres du conseil d’administration. D’autres personnes pourraient bien à leur tour être inquiétées par la justice.