Six pataugeoires fermées en Ville de Genève, après la détection de bactéries
Six pataugeoires ont été fermées mardi matin en ville, informe la Tribune de Genève, après la découverte de concentrations trop élevées de bactéries. Avec les précédentes interdictions, seules trois installations restent actuellement accessibles au public.
Les pataugeoires de Trembley, de Bourgogne, des voies CFF–Saint-Jean, du Promeneur-solitaire, du bois de la Bâtie et du parc Bertrand ont été fermées dès mardi matin. Des analyses ont révélé une concentration trop importante de «Pseudomonas» dans l’eau.
Cette bactérie peut notamment provoquer des infections chez les personnes immunodéprimées. Ces nouvelles fermetures interviennent quelques jours après celles des bassins du parc La Grange et des Franchises, où un taux trop élevé d’«Escherichia coli» avait été détecté. Des analyses complémentaires sont toutefois toujours en cours à La Grange et aux Franchises afin de vérifier l’absence de Pseudomonas.
«À ce stade, seules les pataugeoires de Mon-Repos, Montbrillant et Beaulieu ne sont pas touchées et peuvent rester ouvertes», indique le Service des espaces verts et de l’environnement au quotidien genevois.
Mieux contrôler les bassins
La Ville effectue deux contrôles quotidiens de la qualité de l’eau et réalise également cinq analyses bactériologiques par saison, alors que deux seulement sont obligatoires.
Pour Alfonso Gomez, conseiller administratif en charge des espace verts, la multiplication des épisodes de forte chaleur complique la gestion de ces installations. En ce sens, le magistrat évoque la possibilité de développer d’autres infrastructures de rafraîchissement. La Ville pourrait également étudier l’installation de clôtures ou une surveillance accrue des bassins.
«Cela afin de nous assurer notamment que les petits enfants ne se baignent pas sans couche-culotte, que les chiens ne viennent pas s’y rafraîchir, que des personnes ne s’y lavent pas le soir et que les fêtards ne s’y rendent pas durant la nuit», précise Alfonso Gomez à la Tribune de Genève. Il prévient que ces mesures impliqueraient des coûts et des investissements «significatifs».