Une rixe XXL aux Cropettes en jugement
Cinq jeunes Afghans comparaissent cette semaine à Genève pour une violente rixe survenue en mars 2025 aux Cropettes. À la barre, les accusés nient ou minimisent leur rôle, compliquant le travail du tribunal.
Le 7 mars 2025, une bagarre éclate au parc des Cropettes, à deux pas de l’école primaire. Une dizaine de jeunes gens se retrouvent et la situation dégénère très rapidement. La scène choque puisque des armes sont utilisées comme des cutters, des couteaux, des barres en fer, mais aussi des pavés… le tout sous les yeux d’élèves de l’école primaire voisine, suscitant une vive émotion à l’époque. Plusieurs personnes sont blessées, dont deux gravement, mais ils finiront d’ailleurs par s’en sortir.
À la barre, les accusés s’opposent. Deux des cinq accusés ont nié ou minimisé leur participation à la rixe. Tous tiennent une ligne similaire: «Nous ne sommes pas allés au parc des Cropettes pour nous battre». À l’origine de cette rencontres, des insultes proférés sur les réseaux sociaux et des excuses attendues, en personne. La suite est tout autre avec de la violence et chaque camp renvoie la responsabilité chez «l’adversaire».
«Nous ne sommes pas allés pour nous battre»
Face à ces déclarations contradictoires, la présidente du tribunal tente de clarifier les faits. Elle interroge l’un d’entre eux: «Pourquoi avoir demandé à votre cousin de venir vous accompagner?» Réponse: «Je lui ai demandé sans savoir ce qui allait se passer».
À un autre accusé, elle lance: «Des témoins vous ont vu frapper». L’intéressé conteste: «Non, c’est faux […] j’étais au sol dans l’incapacité de frapper qui que ce soit».
Dans ce dossier, le procès a des enjeux lourds. Les juges doivent démêler le vrai du faux et pour les prévenus, certains risquent l’expulsion de Suisse. Le procès se poursuit. Le réquisitoire du procureur est attendu mardi, la défense mercredi. Le verdict devrait tomber vendredi.