Genève

Watches and Wonders: l'hôtellerie genevoise a le sourire

14.04.2026 18h11 Delphine Palma

expo

60’000 visiteurs, 1’700 journalistes, près de 6’000 détaillants: Watches and Wonders attire chaque année un public toujours plus nombreux. Des milliers de visiteurs qu’il faut loger le temps de l'événement. De quoi faire tourner les hôtels à plein régime.

Pour les hôteliers genevois, c’est une semaine cruciale qui démarre. Jusqu’à dimanche, Watches and Wonders remplit presque entièrement le parc hôtelier. Hôtellerie de luxe sur la Rade, mais aussi établissements 2 et 3 étoiles: tout le monde en profite. C’est la semaine la plus chargée de l’année, confirme le président de la Société des hôteliers de Genève, Jean-Vital Domézon. «Nous affichons des taux d’occupation proches de 100 %, avec des prix plus élevés selon les catégories d’hôtels. Mais surtout, c’est une visibilité incomparable pour Genève. On se réjouit de cet événement — et on aimerait en avoir davantage pour compenser la disparition d’autres salons.»

Des retombées économiques importantes

Depuis les grandes années du Salon de l’automobile, le tourisme d’affaires n’avait pas connu une telle dynamique. À Genève, la clientèle business représente près de 80% des visiteurs sur l’année. Aujourd’hui, Watches and Wonders en est devenu le moment fort. Et ce très rapidement. En 5 ans, la fréquentation a doublé et ne cesse d'augmenter d'année en année. À la clé: des retombées économiques importantes pour une ville très dépendante du tourisme d’affaires.

Pour Philippe Rubod, expert en hôtellerie et CEO de Swiss Hospitality Global, l’impact est très important. «Les retombées économiques sont estimées à environ 180 millions de francs par édition, avec un impact médiatique tout aussi important. Watches and Wonders, c’est des dizaines de milliers de visiteurs, plus de 1’600 journalistes et jusqu’à 150’000 nuitées. À l’échelle d’une année, cela représente entre 2 et 4 % des revenus de l’hôtellerie genevoise.»

Cette semaine, environ 60’000 visiteurs sont attendus à Palexpo. C’est dix fois moins qu’au temps du Salon de l’auto, mais avec une clientèle qui dépense davantage. Les visiteurs viennent surtout d’Asie, d’Europe et d’Amérique du Nord. Le Moyen-Orient est en léger recul pour le salon, en raison du contexte géopolitique.