Watches and Wonders: la foule au rendez-vous, l’attente aussi
À Palexpo, l’ouverture au grand public de Watches and Wonders a attiré la grande foule samedi. Entre stands spectaculaires et pièces d’exception, les visiteurs se pressent… au prix de longues minutes d’attente.
Watches and Wonders a ouvert ses portes au grand public ce week-end à Palexpo. Dès samedi, l’engouement était au rendez-vous: les visiteurs se pressaient en nombre pour découvrir les nouveautés des grandes maisons horlogères. Avec, à la clé, de longues files d’attente.
Les stands majeurs pris d’assaut
Du monde, beaucoup de monde ce samedi après-midi. Chez Audemars Piguet, de retour à Genève, le stand attire tous les regards avec une mise en scène spectaculaire. Pour y accéder, il faut patienter. «Ça doit faire 30 à 35minutes que l’on attend», lâche Benjamin, un brin agacé.
William, jeune Californien, est fan absolu. Attendre 35minutes? Peanuts pour lui. «J’aime le design de certaines de ces montres, je les admire depuis plusieurs années. J’espère en posséder une un jour. Et les voir en vrai, ça les rend plus accessibles. C’est excitant.»
Pièces d’exception et émotion
Même scénario chez Vacheron Constantin. La «Quête du temps», pièce phare des 250ans de la marque, attire les foules. Sept ans ont été nécessaires à sa conception. «C'est une œuvre d'art entre les métiers d'art, l'horlogerie et un automate. C'est la première fois qu'un automate est capable de montrer l'heure avec ses bras et c'est une prouesse technique», explique Morgan Maillard, Expert patrimoine Vacheron Constantin.
Le public ne cache pas son émotion. Des visiteurs ukrainiens ont fait le déplacement spécialement. «Cela procure un niveau d’émotions tellement élevé. J’étais très heureux de le voir pour de vrai», confie Yvan.
Patience obligatoire
Chez Rolex, autre blockbuster du salon, l’attente atteint aussi 35minutes. Ludovico, passionné de la marque, perpétue une tradition familiale: une montre offerte à 18ans. Il a choisi une Rolex. «J'aime beaucoup Rolex. C'est une marque pour laquelle j’ai une passion. Je suis intéressé depuis tout petit. Et aussi parce qu'on a une petite tradition en famille. C'est un des cadeaux qu'on se fait. Donc, c'est vraiment une marque que me tiens à cœur.»
Enfin, summum de l’attente chez Ulysse Nardin. Un couple de Genevois patiente depuis une heure. Montre de la marque au poignet, Alex n’a pourtant bénéficié d’aucun passe-droit. Résigné. «C'est Watches and Wonders. Malheureusement, c'est un événement qui prend beaucoup d'ampleur et les stands prennent beaucoup de temps. Mais je crois qu'à pire, vous allez chez Rolex, chez Audemars Piguet, c'est aussi catastrophique qu’ici.»
Un succès qui ne faiblit pas
À force, cette frénésie autour des plus belles montres du monde peut fatiguer. Mais l’engouement, lui, ne faiblit pas. L’an dernier, Watches and Wonders avait attiré 55’000 visiteurs, un record. Un chiffre qui pourrait bien être dépassé cette année.